De 2 à 60 tonnes
Il y a un siècle, le camion n'était guère plus qu'une idée d'ingénieurs clairvoyants. Les transports longues distances se faisaient par train ou bateau. Des charrettes à chevaux assuraient la distribution urbaine. Le pessimiste aurait dit que le camion n'avait aucun débouché. Mais l'optimiste aurait entrevu une idée commerciale inexploitée.
Pour vanter les mérites du camion, et pour souligner sa fiabilité, Scania fit parcourir le trajet Malmö-Stockholm à l'un de ses poids lourds en 1909. Il fallut trois jours pour abattre les 700 kilomètres. Roulant à une moyenne de 20 km/h, le deux-tonnes à double essieu et pneus pleins consomma plus de 400 litres de carburant, environ 60 litres aux 100 km.
Conception modularisée
Mais la capacité d'un camion ne dépend pas seulement de la puissance de son moteur mais également du dimensionnement du cadre, de la transmission et des essieux. A cet égard, les poids lourds de Scania-Vabis et de Scania ont fait l'objet d'une actualisation continue, de plus en plus aisée au fur et à mesure de la modularisation de leurs organes. Leur conception ayant été encadrée par des critères très stricts, il a été possible de monter des essieux plus gros ou améliorés ou de nouvelles boîtes sans devoir modifier la construction de base, opération toujours coûteuse.

Ainsi, dès 1974, le L111 est livrable en version 40-tonnes (tracteur de semi-remorque) et, à partir de 1980, la modularité intégrale de la série GPRT permet au client de dimensionner lui-même son Scania en fonction de ses besoins spécifiques. Le choix précis de la capacité suivant le type de transport optimise la consommation de carburant.
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